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L'église des Dominicains, située dans le quartier, porte les stigmates des Invasions Anglaises. Quelques mots à leur sujet.
Alors que les guerres napoléoniennes font rage en Europe, au début du XIXème siècle, la “Perfide Albion” profite de la confusion diplomatique pour tenter de mettre la main sur les colonies australes de l’empire espagnol, Madrid étant momentanément alliée à Paris.
Une première tentative, en 1806, se solde par l’occupation de Buenos Aires par les troupes britanniques, après qu’elles y sont entrées sans coup férir. Mais très vite les autochtones sont déçus par ce qu’ils avaient d’abord envisagé comme une opportunité commerciale de sortir du monopole espagnol. Aussi les troupes portègnes entreprennent-elles la “reconquête” de Buenos Aires, sous les ordres de Santiago de Liniers (futur Vice-Roi) – l’axe de cette reconquête n’est autre que l’actuelle rue Reconquista, épine dorsale du .
Chassés de la ville, les Anglais récidivent l’année suivante, en 1807 – mais cette fois-ci ils ne parviennent pas à prendre pied dans la cité, tant la “défense” des habitants est héroïque – c’est en hommage aux combats acharnés qui s’y déroulèrent que l’ancienne rue Mayor, artère principale de , prit plus tard le nom de Defensa. Ainsi s’achève la première grande empoignade anglo-argentine. La seconde sera la |