| Corredores |
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 Corredor
Jalonnant les cols et les passes, bordant les salines et sacralisant les citadelles déchues, des tas de pierres truffés de feuilles de coca et de briques de mauvais vin éparses signalent le territoire éternel de la Pachamama. Les enfants de la redoutable Terre Mère n'ont pas abdiqué face aux Dieux Soleil ou Céleste des envahisseurs incas puis espagnols. Dans les Quebradas et sur la Puna, ils perpétuent l'hommage millénaire à la Grande Dispensatrice, pourvoyeuse généreuse des épis et des métaux, maîtresse des déluges et des séismes, créatrice d'un Éden polychrome, merveilleux et fragile : les Andes du Nord.
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Au débouché méridional des Vallées Calchaquíes, la cité du Shincal fut élevée par l’envahisseur Quechua afin de verrouiller les territoires Diaguitas fraîchement soumis. La citadelle de Quilmes a fait allégeance ; sur les hauts-plateaux éthérés de la Puna, au royaume des vigognes, les avant-gardes du Tawantinsuyu ont agencé un redoutable fortin dans les scories du Volcan Antofagasta. La région est pacifiée. Mais dans les flancs du massif de l’Aconquija gît une pierre d’un rose intense, qu’une légende dit rebelle à l’autorité de l’Inca…
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A l’aube des temps, de grands arbres tropicaux hérissaient la vaste plaine fréquentée par de placides titanosaures. Puis vint le cataclysme. La cordillère des Andes éleva son rempart bigarré sur l’horizon, interrompant l’arrivée des vents humides du Pacifique et provoquant par effet domino le grand chambardement des strates enfouies. Des canyons rubescents crevèrent le sol, des hogbacks multicolores se dressèrent vers le ciel ; les prairies cédèrent la place aux badlands et des fossiles par milliers jonchèrent peu à peu le sous-sol. La désolation dans toute sa splendeur.
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Il est si puissant, et son bassin si vaste, que les Guaraníes le comparent à une mer. Fidèle à cette étymologie millénaire, on nomme Litoral la région drainée par le Paraná et ses affluents capricieux : Uruguay indolent, Paraguay langoureux, Pilcomayo retorse, Iguazú colérique, fourbe Salado – et que dire de son Delta cachottier ? Terre d'utopies fracassées et de caudillos fourvoyés, où se côtoient colons et indigènes déshérités, tous fervents adeptes des cultes métisses qui poussent comme herbe à maté. La faune insolite des espaces lagunaires n'est pas moins prolifique et contribue aux charmes exotiques de la Mésopotamie australe.
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Cernés par les écosystèmes semi-arides du monte et du chaco, bordés à l’est par l’immense plaine erratique de la Pampa, les massifs centraux de Córdoba, riches en sources et en palmeraies, offraient à l’époque précolombienne un havre de vie dont plusieurs ethnies avaient aménagé les recoins accidentés en sanctuaire. Après la vague génocidaire de la Conquista, les Sierras se peuplèrent d’estancias, d’églises et de colonies agricoles – un univers où le cheval devint roi.
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Le Colosse des Amériques dresse sa masse chenue dans l’écrin kaléidoscopique des Andes australes ; l’Aconcagua, défit ultime des andinistes, a vu passer bien des colons chiliens en partance pour le Cuyo, puis les troupes de San Martín lancées dans la libération de tout un continent, et dernièrement les monstres vrombissants du chemin de fer ou des tunneliers du Christ Rédempteur. Imperturbables, les condors hantent les cols et les défilés, jaugeant goguenards les étranges dômes étincelants qui braquent leur télescope vers les cieux les plus limpides.
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La skyline de Buenos Aires étincelle sous la caresse de l'aube, éblouissant le voyageur qui aborde au port ou atterrit en ville. Vision flamboyante d'une oasis de verre et de béton, ceinturée des monuments dispendieux d'un âge d'or centenaire tôt révolu. Qu'importe, la grande métropole australe se rêve toujours en Terre Promise, mirifique mais trompeuse. Jadis, elle draina les bras d'une Europe surpeuplée pour transformer la morne pampa en grenier à blé du Globe. De nos jours, les nouveaux migrants venus des Andes, du Chaco ou d'Asie abreuvent bon gré mal gré l'économie clandestine. Le cortex urbain et agricole de l'Argentine souffre plus que jamais d'un mal bipolaire et mélancolique, à l'instar d'un lancinant tango d'antan.
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Le Comahue est le fief du Petit Prince de la Patagonie, dont les statuettes et autels, le sanctuaire et le tombeau, jalonnent la grande vallée transversale du Fleuve Noir. Ce fils de cacique mort en odeur de sainteté au début du siècle dernier n'a rien d'un héros de Saint-Exupéry, certes connaisseur des terres australes ; son histoire incarne celle d'un peuple, les Mapuches, de ses transhumances d'antan à sa soumission républicaine. Mais dans l'écrin édénique des eaux célestes et des forêts enchantées du Nahuel Huapi, ou sur les pourtours plus hostiles des volcans altiers du Lanín, du Copahue ou du Domuyo, la cause amérindienne n'a pas dit son dernier mot.
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Les bornes kilométriques de la route 40 égrènent leur interminable compte-à-rebours sans que le paysage paraisse évoluer. C'est à peine si la steppe daigne se fendre d'un village, d'un havre où s'abriter du vent incessant. Pour tuer le temps, on compte les guanacos et les autruches qui détalent à l'approche du véhicule. A la faveur d'une piste transversale, on cherche le remède au vertige horizontal. Les Andes cependant ne sont pas mois titanesques : lacs et glaciers immenses défient l'entendement, leur magnificence nous ravit et nous écrase. Dans le quotidien de la Patagonie, gauchos, mineurs et tondeurs affrontent l'incommensurable.
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Magellan n'en croyait pas ses yeux, ni Darwin sa Bible. Explorateurs historiques du littoral patagon, ils y découvrirent un écosystème de l'étrange qui devait préparer la gestation d'une théorie inédite du vivant et du Globe : des éléphants oblongues qui barbotent en compagnie de lions palmés, des oiseaux qui préfèrent surfer plutôt que de voler, des poissons titanesques dotés de mamelles ; et que dire des gigantesques conifères de pierre, des squelettes de sauriens terribles ou de marsupiaux improbables, des poches d'huile de roche visqueuse et hautement inflammable ? Tout compte fait, la présence d'enseignes rédigées en cymraeg paraît moins incongrue.
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Magellan, encore lui, baptisa l'archipel en raison des braseros que les aborigènes embarquaient à bord de leur pirogue. Mais l'étymologie semblerait presque trop anecdotique, quand on a vécu le solstice estival en Terre de Feu : car alors, nul doute que cette contrée hostile et glaciale mérite pleinement l'épithète pyromane. Au beau milieu d'une nuit trop courte pour y croire, l'aurore soudain incendie les canaux, les tourbières, les crêtes et les cieux, en une explosion rougeoyante et bouleversante. On en oublie les bagnards, le génocide, les castors vandales et les manchots crasseux, et ce Finistère austral devient, le temps d'un été, le séjour féerique de la lumière.
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Sous ces latitudes de sinistre mémoire, le vent terrible et permanent brasse des hurlements immémoriaux : cap-horniers en perdition aux temps mythiques de la circumnavigation australe, conscrits argentins encaissant l'assaut des Royal Marines de Sa Gracieuse Majesté, Kelpers un peu ivres surréagissant aux victoires télévisuelles de leurs lointaines équipes métropolitaines. Sur l'archipel des Malouines, lacéré de rivières de pierre et bordé de plages paradisiaques (n'était la température prohibitive), la gente amphibie aussi est de la partie : bramement des phoques, gloussement des gorfous, braiment des manchots... L'Atlantique Sud, aux premières loges !
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