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Pour ceux qui ont du mal à s'y retrouver entre les différents camélidés sudaméricains (lama, , alpaca et ), voici quelques indications.
La plus facilement identifiable de tous est la vigogne : c'est la plus petite, très gracieuse ; son splendide pelage, plutôt court, est d'un étincelant beige doré ; ses yeux sont deux fentes ténébreuses, en amande – de pures merveilles. Elle évolue dans les Andes, sur la , à des altitudes supérieures à 3.000 mètres.
L'alpaca (Vicugna pacos) est la version domestiquée de la vigogne, et ce depuis des siècles. D'un gabarit similaire, son pelage est toutefois beaucoup plus fourni et peut revêtir différents coloris à l'exception du beige doré original. On ne le rencontre pas en Argentine.
Dans la famille des camélidés, changeons à présent de genre – après les Vicugnae, voici les Lamae :
Le guanaco est son représentant à l'état sauvage. Nettement plus grand que la vigogne, son pelage est aussi plus long, souvent hirsute, et de couleur orangée avec une frange blanche (de même que son plastron). Son museau est gris. On le rencontre rarement à plus de 3.000 mètres d'altitude, ses écosystèmes de prédilection étant la et le . Il est quasiment exclusif de l'Argentine.
Quant au lama, il est au guanaco ce que l'alpaca est à la vigogne, c'est à dire sa version domestiquée, donc davantage costaude et bigarrée – et son pelage est plus fourni. Une bête de somme.
Signalons enfin que chameaux et dromadaires forment le troisième et dernier genre des Camélidés, le genre Camelus. Mais sur un tout autre continent ! |