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Il est très aisé d'apercevoir des dizaines de loros habladores, qui donnent leur nom à ce Parc Provincial. Ce sont des perroquets connus en français sous le nom d'amazones à front bleu (Amazona aestiva). En revanche, au moindre bruit suspect, ces êtres craintifs s'envolent précipitamment ; pas évident pour le photographe, donc. Mais il est courant de trouver des individus domestiqués dans les masures des environs.
Le Parc Provincial propose deux circuits pédestres ; l'un de 700 mètres, l'autre de 3 kilomètres, tous deux abondamment balisés de pancartes présentant les espèces végétales autochtones du chaco. Le promeneur chanceux pourra apercevoir quelque creusant son terrier, voire l'énorme queue hirsute d'un détalant dans les fourrés ; les plus malchanceux auront l'opportunité, comme nous, de se faire assaillir par une nuée d'abeilles autochtones fort agressives – la piqûre est aiguë, mais sans danger... , et hantent également les parages, plutôt la nuit.
Évitez l'été, aux pluies torrentielles et aux chaleurs suffocantes. Les pistes d'accès et les sentiers sont alors impraticables ; les moustiques, voraces.
Le Parc Provincial Loro Hablador est une pièce d'un plus vaste puzzle écologique en construction : le Corredor del Chaco Impenetrable, un vaste projet de conservation reliant divers réserves des environs : Reserva Formosa, Reserva Fuerte Esperanza, Reserva La Pirámide, Parque Nacional Copo – un nouveau Parc National est d'ailleurs en cours d'élaboration, le PN El Impenetrable, du côté de Nueva Pompeya. Ce sera à terme un axe privilégié de conservation de l'écosystème semi-aride du . |

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Le Parc Provincial se situe à la croisée de plusieurs pistes, au beau milieu du chaco et de quelques estancias broussailleuses. L'accès principal s'effectue par la piste 70, mais le dédale des pistes et picadas est tel qu'il est facile de s'égarer. Heureusement, quelques pancartes ont été judicieusement disséminées dans les parages. Le plus simple est sans doute d'arriver depuis Pampa de los Guanacos (province de Santiago del Estero) et de remonter la piste méridienne qui longe le – comptez une centaine de kilomètres. La piste est excellente en hiver, très boueuse en été.
La ville de Juan José Castelli est une autre porte d'entrée, à l'est ; il faudra emprunter la picada Juana Azurduy sur une centaine de kilomètres également.
Au nord, on rejoint Fuerte Esperanza, une communauté indigène (50km) ; à l'ouest, Taco Pozo, extrémité occidentale de la province du Chaco (140km). |