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« – Et avec ceci, ma chère amie, vous prendrez bien un nuage de lait dans votre timbale de céréales ? – Très volontiers, mon bon ! Mais ne trouvez-vous pas que le fond de l'air est moins frais qu'on aurait aimé le sentir ? ». |
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Ne cherchons nul rafraîchissement en cette aurore du Chaco Boréal, ni le moindre soupçon d'ombre sous les ramages dépecés de ce ; à 8h00, le soleil cogne déjà comme un sourd. |
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localise la fiche enciso |
L'excellent gîte du Parc, le seul à des centaines de km à la ronde.
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On se sent un peu desséché, tout racorni et rabougri, à l'instar de cette carcasse d'armadillo qui, d'ordinaire, décore joliment le hall de notre gîte, mais que nous aérons pour la photo. |
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Un exemplaire empaillé au Paraguay
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Carcasse d' (Paraguay)
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Pas moyen de compter sur les cieux pour obtenir la moindre goutte d'eau en hiver ; mais il y a cette citerne, en prise directe sur le Système Aquifère Yrendá, qui dispense une délicieuse eau légèrement sucrée.Le Système Aquifère Yrendá est un complexe réseau souterrain de sources, nappes phréatiques, courants, résurgences, qui s'écoule depuis le piémont bolivien jusqu'au Río Paraguay. |
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Parc National Enciso : c'est ici, dans l'enceinte de cette réserve protégée, que nous venons de passer la nuit, première étape de notre folle traversée transfrontalière et transpitalière du . |
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Mais d'emblée, nous reprenons la route, cette fois-ci à bord du robuste pick-up de Mario, garde-parc en chef. Nous remontons l' de la route Transchaco, plus au nord. Cette piste est une épouvantable purée de sable dans laquelle on a vite fait de s'enliser – impraticable à la saison des pluies, en été. |
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L'ancien tronçon de la Transchaco, sablonneuse et périlleuse
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L'ancien tronçon paraguayen, plus au nord, vers le
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En chemin, nous épinglons quelques autochtones notoires, infimes échantillons de la richissime diversité du , tel ce flavescent chañar, à la drupe charnue, douce et comestible. |
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Un chañar en bordure de la (Paraguay)
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Chañar (Geoffroea decorticans) sur la route du PN (Paraguay)
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Plus familier, le figuier de barbarie, une des 37 espèces de cactus du chaco, donne un fruit, la tuna, dont on fait, comme avec celui du chañar, un délicieux arrope.L'arrope est une sorte de confiture très sirupeuse, confectionnée à partir du moût de certains fruits (raisin, tuna, chañar, etc.), que l'on caramélise jusqu'à obtenir un épais sirop, auquel on agrège ensuite la chaire de ces fruits ou d'autres (coing, melon, pêche, courge), sans toutefois y ajouter de sucre. Un régal, évidemment. |
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Quimilo, ou figuier de barbarie (Paraguay)
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Quimilo (Opuntia ficus-indica, ou figuier de barbarie)
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Au détour d'un fougueux zigzag, nous manquons emplafonner ce panneau déjà bien cabossé : la Nouvelle Asunción, faramineux toponyme pour une chétive base aérienne. |
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Et bientôt nous déboulons à l'orée du Parc National Médanos del Chaco. Ci-gisent les ruines d'un éphémère Secrétariat à l'Environnement, où l'on décentralisa jadis une poignée de fonctionnaires écologistes. Le projet fit long feu, et le bâtiment ministériel un souvenir disgracieux.Médanos del Chaco = dunes du chaco.La délocalisation in-situ de ce secrétariat visait à développer et promouvoir les récents parcs nationaux créés dans le Chaco, à savoir Enciso, Médanos del Chaco, Defensores del Chaco, Tinfunqué et Río Negro. L'inhospitalité de cet écosystème pourtant généreux a eu raison des vaillants fonctionnaires. |
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Les ruines de l'éphémère “Nueva Asunción”
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Ex-Secrétariat à l'Environnement, (Paraguay)
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On jurerait qu'une Belle au Maquis Dormant salement rancunière a jeté un sort mesquin aux derniers occupants des lieux, les figeant en de distordus samu'us, épouvantails convaincants ; |
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Bosquet de ou Palos Borrachos (Paraguay)
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Exemplaires particulièrement épineux (Médanos del Chaco, Paraguay)
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une version homologuée par la mythologie indigène, qui raconte comment un prince fainéant et propre à rien fut puni de son inutilité sociale par une divinité vraisemblablement malthusienne,... |
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localise la fiche medanos |
Un sinistre Palo Borracho surplombe les lieux
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...qui le métamorphosa en cet arbre dont l'utilité n'est pas la qualité première : un bois retorse au rabot, un fruit incomestible, et avec ça un abord franchement peu amène. |
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Ce parent du baobab et du kapok possède toutefois quelques propriétés médicinales qui laissent supposer que l'infortuné prince souffrait de diarrhées chroniques. |
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Fuyant tout soupçon de malédiction, nous déguerpissons par la première picada en charriant de pleines pelletés de sable dans nos baskets – les “Dunes du Chaco” n'ont pas volé leur pancarte !Picada = “percée” ; cela désigne une piste étroite, tout juste défrichée, qui a été tracée dans un environnement hostile. |
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Et en parlant de dunes, Mario nous entraîne justement à leur rencontre. Un peu de grimpette, vous allez voir ça, le panorama de folie qu'il va y avoir d'en haut sur les dunes ! |
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M'enfin ? Elles sont où, les dunes ? Incrédulité générale, vent de sédition dans les rangs, sudation accélérée (malgré un petit 40°C ambiant) ; à perte de vue : la broussaille xérophile infinie du chaco.Ce qui n'est rien en comparaison des 45 à 50°C qui sévissent ici en été... |
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La vue sur le Chaco infini, depuis les dunes
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Panorama depuis les dunes du (Paraguay)
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« Les dunes ?!, s'esclaffe Mario ; mais vous êtes dessus !! Elles sont couvertes de végétation, ce qui, Dieu soit loué, permet de freiner l'érosion du vent, qui sans cela les balaierait à l'autre bout du Chaco ! ». |
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Soit. Je ravale ma déception... Et sans doute faudrait-il en plus que je m'extasie sur une misérable pâquerette répondant au nom scabreux de “Ceinture de Demoiselle” ?Durant les pires mois de sécheresse, en janvier et février, le Chaco se couvre paradoxalement de fleurs, souvent d'une grande vivacité de tons ; et dès les premières gouttes de pluie, ce sont les feuilles qui prennent la relève, la polychromie virant alors au tout-vert. |
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Fort à propos, Mario suggère une virée sur la fameuse Picada du Désespoir, antique rocade de la terrible , ligne de front où moururent de soif plusieurs milliers de malheureux fantassins boliviens. |
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Ce tragique Chemin des Dames paraguayen fait cependant les frais d'une exploitation gazière impie et illégale, qui bafoue la mémoire et menace un écosystème déjà fragilisé par la déforestation opérée par les éleveurs.Et qui plus est : étrangère. Ce secteur du Chaco est si reculé et peu peuplé que la présence de l'Etat paraguayen est hélas très floue, laissant libre cours à de nombreux abus : ici, la compagnie gazière a pris la liberté de percer une voie d'accès au cœur du Parc Naturel. Ce ne sont hélas pas les gardes-parcs qui peuvent s'y opposer ; tout juste protester et rapporter auprès du lointain gouvernement (750 km de désert, ou presque, d'ici à Asunción).Quelques estancieros possèdent de vastes domaines dans le Chaco : le prix de l'hectare y est bon marché, étant donné les conditions de vie hostiles ; pour étendre toujours plus leurs “pâturages” (où survivent vaille que vaille des troupeaux de coriaces caprins, et d'endurantes races génétiquement sélectionnées de bovins), ils recourent à de périlleux incendies volontaires pour élaguer l'impénétrable maquis : ces procédés pourtant prohibés sont une plaie pour le Chaco. |
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Tout ce remue-ménage ne va pas sans effaroucher la faune locale qui, à l'exception de cette chouette placide, reste planquée chez elle : ni , ni , ni gatos montes ;Gato monte = espèce de gros chat sauvage. |
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nous ne pouvons relever de leur existence que les indices d'une chasse généralement nocturne : cet armadillo (ce qu'il en reste) fit récemment les frais d'une petite promenade à la fraîche fort inconsidérée. |
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Les restes d'un festin ?
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De retour au Parc Enciso. Devant les locaux de l'administration, un samu'u très urbain, so punky avec sa tronche d'épiphyte, nous salue de ses paluches myriadigitées et bardées de bagouzes bling-bling. |
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Un spécimen en fleurs (PN Enciso, Paraguay)
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Ces bulbes tomenteux, qui mûrissent en un fruit à l'écorce verte, offrent un mauvais coton tout juste bon pour le rembourrage ; des pépins, on obtient une honnête huile végétale : pas de quoi redorer le blason de ce bon-à-rien ! |
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Le fruit d'un Palo Borracho
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Gros plan sur le “coton”
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Après une séance de diapos sur les enjeux écologiques du Chaco, qui nous a permis de profiter de la pénombre climatisée du bureau de Mario, son bras droit nous guide sur le Sentier d'Interprétation. |
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Un exemplaire sur le sentier d'interprétation du Parc National (Paraguay)
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Une première station est dédiée au Quebracho Blanco, le fameux “casseur de hache”, qui en dépit de son nom est autrement plus serviable que le samu'u ;Quebracho vient de quiebra hachas = qui casse les haches. |
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Une ramure très diffuse
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son bois est très prisé des menuisiers, pour sa résistance, des asaderos, et des herboristes qui extraient de son écorce coriace un substrat apte à apaiser les troubles respiratoires, notamment l'asthme.Asadero = personne qui prépare l'asado ; de nombreux adeptes délaissent volontiers le charbon pour quelques fagots de quebracho (ou “leña”). |
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Une écorce si solide qu'elle “rompt les haches” (“quiebra-hachas”)
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Moins recherché que le quebracho, encore qu'on pourrait sans mal l'utiliser pour la production de bolduc à grande échelle, voici le duraznillo, plus connu sous le sobriquet sympathique de “peau de vieille”.“Guaegui piré” en guarani ; nom scientifique : ruprechtia triflora, famille des Polygonaceae. |
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Un “duraznillo” ou « peau de vieille »
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Non moins décoratif, ce “Clavel de Aire”, ou Œillet des Airs, pourrait sortir tout droit des ateliers de Nancy, pur joyau d'orfèvrerie que ne renierait pas un Gallé, un Majorelle !Tilandsia meridionalis, pour être précis. |
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Clavel de Aire (“Œillet des Airs”, Tilandsia meridionalis)
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On ne le présente plus : le fameux samu'u n'a plus de secret pour nous, y compris le pourquoi de son tronc prodigieusement ballonné, embonpoint qui lui vaut le gracieux surnom de Palo Borracho ;Palo borracho = arbre bourré, saoul. |
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mais de pinard point n'est rond, sinon d'eau : comme ses congénères de la famille des Bombacaceae, son tronc pastécoïde emmagasine tout ce qu'il peut dès qu'il pleut.Dont le représentant le plus fameux est sans doute le baobab. |
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Détail du tronc
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Quant à la faune, si les carnivores restent invisibles (ceci étant, tenons-nous vraiment à croiser un jaguar ?), les monstrueux insectes sont de sorties (eurk, pitié : je préfère encore le jaguar !). |
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Pas davantage de ou de , ni de , qui d'ordinaire s'abreuvent à cet étang envahi de centaines de papillons blancs. |
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Le maquis inextricable du Chaco Seco
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Maquis inextricable au bord d'un étang (, Paraguay)
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Ici et là, les témoignages de la meurtrière Guerre du Chaco ne résistent pas aux assauts du temps : envahie par l'irrépressible végétation, pilonnée par le vent aréneux, cette tranchée s'est refermée sur elle-même ; |
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seul demeure le tracé rougeâtre de cette picada, qui unissait l'avant-poste d'Enciso au lointain , autoroute du Chaco d'antan pour laquelle luttèrent et tombèrent des régiments de pauvres hères. |
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(Paraguay)
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Quant à nous, nous ne manquons heureusement ni d'eau ni de vivres ! De retour au bivouac, la charitable cantinière de notre bataillon de machos s'est sacrifiée à la dure tâche de rater des pâtes. |
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En dessert : Fondant de Papillon Blanc sur son Lit de Fourmis Croustillantes (supplément de dulce de leche à la demande). |
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S'étant plus que de raison goinfrée de tous ces malheureux hyménoptères, une hôte velue et repue s'éclipse momentanément pour gagner le petit coin... |
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Une voisine qui aimerait bien taper l'incruste
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Puis, ayant satisfait le manger et le soulager, elle prend congé de notre tablée et s'en retourne dans la jungle miniature de notre pelouse dégarnie – à notre vif soulagement ! |
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En promenade (Paraguay)
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Par l'odeur alléchée, c'est d'ailleurs toute la terrifiante faune du Chaco qui rapplique ; nous refusant de céder au délit de sale gueule, nous accueillons avec miséricorde cette réincarnation féline de l'infâme führer. |
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Le lendemain, nous reprenons la Transchaco, cap à l'Est. Aussi interminable que soit cette route rectiligne, nous apprécions de pouvoir tracer sur l'asphalte, si usé soit-il. |
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En revanche, question essence, nous n'avons croisé aucune station-service depuis Villamontes, en Bolivie – heureusement que nous sommes de vieux loups de mer, jamais à court de jerricans ! |
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Au kilomètre 475, peu après Mariscal Estigarribia, nous quittons momentanément la Transchaco pour visiter le Projet Tagua en compagnie de Victor, fraîchement diplômé en Développement Durable.On se réfère au km 0 d'Asunción.Centre urbain d'un petit millier d'habitants, organisé autour d'une base militaire nord-américaine, baptisé en hommage au commandant en chef des troupes paraguayennes et vainqueur de la Guerre du Chaco, puis Président de la République, le Maréchal José Felix Estigarribia. La présence des Yankees tient aux récents accords diplomatiques entre le Paraguay et les États-Unis, signés en 2005. |
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Cette fondation naturaliste se consacre à la préservation du pécari, cousin américain du sanglier, menacé d'extinction après avoir fait les frais d'une chasse incontrôlée ces dernières décennies. |
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A l'inverse du sanglier, cet herbivore est dépourvu de défenses, mais il n'en demeure pas moins très hostile, le groin insolent, claquant violemment des mandibules pour effrayer les intrus, prêt à défoncer les barbelés. |
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Tayassu Pecari, ou pecari labiado (“babines blanches”)
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Élevage de au Projet Tagua (Fortín Toledo, Paraguay)
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Techniquement, la famille des pécaris se subdivise en trois espèces de malotrus, que l'on différencie par les parties blanches de leur pelage hirsute et nauséabond : les favoris blancs, voici le “pecari barbiblanco” –C'est-à-dire “barbe blanche” ; également appelé pecari labiado : “labié” ; nom scientifique : tayassu pecari. |
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le poil globalement plus clair, cette seconde espèce, d'un plus petit gabarit, est dotée d'une séduisante frange de poils blancs qui se détache nettement sur le décolleté, d'où le nom de “pecari de collar” –C'est-à-dire “au collier” ; nom scientifique : tayassu tajacu. |
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Tayassu tajacu, ou pecari de collar (“au collier”)
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enfin, portant élégamment et la barbe et le collier, voici le plus grand des trois, qui donne son nom au Projet : le tagua. Cette harde de femelles ne semble pas apprécier qu'on les reluque. A vos marques ? Prêtes ?...Nom scientifique : catagonus wagneri. |
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localise la fiche pecari |
Catagonus wagneri, ou Tagua
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Partez ! En petits bonds disgracieux, tricotant fébrilement de leurs quilles maigrichonnes pour bringuebaler leur balourdise, la clique se débine crinière au vent. Quelle énergie ! |
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Course poursuite dans l'enceinte du “Projet Tagua” (Paraguay)
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Et dire qu'on croyait le tagua disparu depuis plusieurs millénaires, jusqu'à ce qu'on en débusque un en 1975, en plein Chaco salteño ! Depuis, leur réintroduction suit son cours. |
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Cette petite cavalcade improvisée vous ouvre l'appétit ! Nous laissons Victor à ses cucurbitacées, dont sa turbulente progéniture est friande ! Calabaza, zapallo, cayote, il n'y a que l'embarras du choix. |
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Pendant que les fauves se régalent, nous poussons jusqu'au Fortín Toledo, à proximité, énième témoignage de la Guerre du Chaco, décidément omniprésente. |
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Cette fois-ci, les vestiges ont moins souffert du temps, ou du moins les tranchées ont-elles été désensablées et quelques casemates retapées ; n'était la végétation, on se croirait tristement à Verdun. |
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En revanche, les cimetières n'ont pas bénéficié de la pompe lapidaire d'un Douaumont – les crédits ont manqué aux États désargentés. |
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Cimetière de la à Fortín Toledo (Paraguay)
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Au pied des croix vermoulues et bancales, les soldats boliviens et paraguayens fraternisent sous la broussaille ingrate du Chaco – conscients, s'ils le peuvent encore, de la vanité de leur sacrifice. Requiescant in pace. |
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