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Sur Bleaker Island, pas besoin de solliciter les services (payants) d'un chauffeur pour explorer les alentours. L'île est de taille modeste et majoritairement plate, aussi vous pourrez aisément et rapidement en faire le tour à pied, en visitant les différents spots animaliers :
- à commencer par ce qui fait le point fort de Bleaker Island : l'impressionnante colonie de qui a élu domicile à proximité de la ferme ; plusieurs milliers d'individus y vaquent à leurs occupations : construction des nids avec les brindilles de tussack, couvaison, pêche hauturière, défense des œufs contre les attaques des différents prédateurs (mouettes, labbes, caracaras) ;
- moins exclusive, mais particulièrement photogénique, est la colonie de établie sur les falaises de Long Gulch, non loin des cormorans susnommés ; les couleurs de la roche sont sensationnelles à l'aube, et l'échelonnement de la falaise permet de descendre sans peine vers l'océan pour observer au plus près le ballet sautillant des gorfous qui vont et viennent entre les nids et l'eau ;
- à proximité, dans un repli de la falaise en forme de gorge, ne manquez pas la petite colonie de cormorans de Magellan ;
- du côté de Pebbly Bay, légèrement plus au sud, vous pourrez vous dissimuler entre les imposantes touffes de tussack doré pour épier les et de mer qui y séjournent de temps à autre ;
- vers le nord, un peu plus loin (comptez une demi-heure de marche), Sandy Bay la bien nommée offre ses plages idylliques quoique frisquettes à des colonies de manchots et ;
- de retour de Sandy Bay, longez le rivage du Big Pond pour observer et autres oiseaux d'eau douce.
Si toutefois le mauvais temps, un matériel photographique trop volumineux ou la paresse compliquaient la locomotion pédestre, sachez que vous pouvez louer un petit 4x4 et le piloter à votre guise.
L'hôte des lieux se nomme Mike Rendell, c'est un ancien marine de la Royal Navy reconverti en gentleman farmer, particulièrement loquace. Sa femme, originaire de l'archipel, est très investie dans les négociations et autres bisbilles diplomatiques qui ressurgissent périodiquement entre les Falklands, le Royaume-Uni et le “pays-d'en-face”... Autant dire que ce sont des interlocuteurs de choix, dont il vous faudra cependant ménager les opinions forcément tranchées – avis aux Argentins... |

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Vous serez logés dans l'un des deux cottages disséminés dans la prairie autour du corps principal, lequel fait office de séjour et de salle à manger, lieu de réunion et de discussion entre hôtes. Chaque cottage est composé d'un salon précédé d'une véranda, et de deux chambres indépendantes très agréables. On se sent carrément chez soi, et l'éloignement relatif des différents bâtiments accentue cette sensation d'intimité ; en cas d'intempérie cependant, vous devrez affronter le vent et la boue pour aller dîner... |

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Ici plus qu'ailleurs, la ponctualité et autres bonnes manières sont de rigueur, sans quoi vous vous exposez aux sautes d'humeur de la maîtresse de maison, une accorte Kelper dont le sens aigu de la politesse n'a d'égal que le franc parler ; que vous arriviez avec 2 minutes de retard pour le dîner ou que vous chipotiez sur votre platée de petits pois, et elle ne manquera pas de démolir votre réputation auprès des autres commensaux... Un caractère bien trempé, qui n'empêche nullement la sympathie ! |