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Orogenèse : ce massif est d'un âge géologique intermédiaire entre la et la cordillère centrale (, , ). De même que la première, il a vu son relief être largement érodé avant d'être de nouveau soulevé lors de la surrection quaternaire de la seconde.
La Cordillera Oriental argentine est le prolongement de la chaîne du même nom qui naît au sud-est du Pérou et traverse la Bolivie. Elle se divise en deux cordons, de part et d'autre de la (Jujuy) d'abord, puis des (Salta) ensuite, et elle s'achève au sud (Tucumán) par les Cumbres de Santa Bárbara (cordon oriental) et la Sierra de Quilmes (cordon occidental) que sépare le Valle de Yocavil ; au-delà, un autre système, celui de l', prend la relève avec les Cumbres Calchaquíes.
A noter : l'intégralité de son flanc oriental est recouverte par la forêt subtropicale des .
Extension (en Argentine) : du nord au sud, plus de 500 kilomètres ; d'ouest en est, une bonne centaine de kilomètres.
Quelques composantes (du nord au sud) :
A- au nord du Cerro Chañi :
1- cordon oriental : Sierra de Santa Victoria, Sierra de Zenta, Sierra del Hornocal, Sierra de Tilcara ;
2- cordon occidental : Sierra de Aguilar, Sierra Alta ;
B- au sud du Cerro Chañi :
3- cordon oriental : Nevados del Acay, Sierra del Chorro, Sierra del Obispo, Sierra del León Muerto, Cumbres de Santa Bárbara, Cumbres Calchaquíes ;
4- cordon occidental : Sierra de los Pastos Grandes, Sierra de Cachi, Cumbres de Luracato, Sierra de Quilmes. |

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Les versants extérieurs de ce système ne sont pas très photogéniques ; le versant occidental, appuyé sur la Puna, n'est pas facilement (voire pas du tout) accessible au sud du Cerro Chañi – quant au nord, la RP79 qui le longe n'est pas franchement époustouflante ; le versant oriental, lui, est recouvert par les , donc un peu monotone.
En revanche, la Cordillère Oriental donne toute la mesure de sa beauté lorsqu'on en parcourt ses deux principales quebradas longitudinales : celle de (au nord) et celle des (au sud), facilement desservies respectivement par la Ruta 9 () et par la .
En-dehors de ces deux axes majeurs (d'un point de vue géologique, historique et touristique), il existe plusieurs routes transversales panoramiques qui permettent de franchir les deux principaux cordons méridiens :
- au nord, depuis la Quebrada de Humahuaca, la Nationale 52 emprunte la qui traverse le cordon occidental pour atteindre les , sur la Puna (puis le , dans la Cordillère centrale).
- Au sud, pour atteindre les Valles Calchaquíes depuis , il faut franchir le cordon oriental. Deux options : la , par laquelle la RP33 gagne ;
- ou la , plus au sud, qui permet d'aller à Cafayate par la Nationale 68.
- On peut aussi faire un détour plus large, toujours au départ de Salta Capital, en enchaînant deux autres transversales : la Quebrada del Toro, d'abord, qu'empruntent la Nationale 51 et le entre Salta et San Antonio de los Cobres ;
- l', ensuite, qui taille dans les Nevados del Acay, à près de 5.000 mètres d'altitude, un épique passage entre San Antonio de los Cobres et Cachi.
Dans un futur plus ou moins proche, lorsque la douzaine de kilomètres manquants aura été construite, on pourra faire le trajet depuis jusqu'au , au travers du cordon oriental, en empruntant la piste qui actuellement ne conduit qu'à (mais en l'état, c'est déjà une route absolument fantastique !).
Citons aussi dans le nord du cordon oriental les deux routes qui mènent à Santa Victoria Oeste et à , toutes deux magnifiques ; mais elles ne vont pas plus loin. De l'autre côté de ce même cordon, la route qui dessert le est également un cul-de-sac de toute beauté, dans les Yungas.
En-dehors de la route, il y a moyen de se lancer à pied dans de longues randonnées qui empruntent d'incroyables sentiers en corniche, en faisant étape chez l'habitant. Les plus belles traversées se situent dans le nord du cordon oriental, , ou entre Santa Victoria Oeste, Nazareno et Iruya. |