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Au départ de Salta Capital, rejoignez Gerenal Güemes par la nationale 9, puis suivez la nationale 34 jusqu'à Pichanal, via Libertador General San Martín. A Pichanal, bifurquez à gauche : la nationale 50 vous conduira jusqu'à la frontière, par San Ramón de la Nueva Orán. Attention : la route 34 puis la 50 sont assez infectes : mauvais revêtement, beaucoup de trafic, notamment les encombrantes remorques de canne à sucre – prenez bien garde !
Le passage de la frontière entre Aguas Blancas (Argentine) et Bermejo (Bolivie) ne présente pas de difficultés particulières (excepté si vous êtes possesseur d'une voiture argentine, mais que vous n'êtes pas de nationalité argentine – si c'est votre cas, contactez-nous impérativement pour savoir à quelles tracasseries et à quels risques vous vous exposez...). Nous rappelons par ailleurs que l'accès au Parc National Baritú se fait impérativement par la Bolivie : le passage de la frontière est donc obligatoire, et les formalités d'usage dûment remplies.
Une fois à Bermejo, prenez la route de Tarija, qui longe le Río Bermejo. Au bout d'une petite centaine de kilomètres, vous aurez la possibilité de franchir ce río et de réintégrer l'Argentine, pour accéder à Los Toldos, Lipeo et Baritú. Étant donné que cette incursion en Argentine est un cul-de-sac, et que vous devrez impérativement repasser par la Bolivie ensuite, vous n'avez pas besoin d'effectuer de formalités frontalières, mais signalez tout de même votre présence à la gendarmerie de Los Toldos.
Il n'y a qu'une seule route au départ de Los Toldos : elle vous conduira jusqu'à Lipeo, sans encombres. Mais pour atteindre le village, vous devrez laisser votre auto sur la rive gauche du Río Lipeo et traverser celui-ci à pied, par la passerelle. Il existe une navette qui relie Los Toldos à Lipeo : il s'agit d'une remorque tirée par un tracteur. Pour atteindre Baritú ensuite, vous devrez louer les services du seul propriétaire de véhicule dans les parages (un Land Cruiser), ou effectuer ce trajet à dos de mule. En ce qui nous concerne, le 4x4 est (momentanément) tombé en panne à l'aller, et les mules étaient très poussives au retour. Donc : patience ! Effectuer ce trajet à pied ne présente pas d'intérêt particulier : il est long et fastidieux.
Les thermes de Cayotal se trouvent en amont du Río Lipeo, au départ de Lipeo, à une petite heure de marche – le sentier est agréable, les thermes bucoliques. |

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A Salta Capital, nous recommandons la Villa Vicuña, située à deux cuadras de la place centrale ; une jolie chambre d'hôte très confortable. Sinon, l'Hotel Colonial, sur la place, possède de belles chambres avec balcon, dont le prix pourra toutefois sembler un rien excessif... Salta dispose de bien d'autres hôtels, posadas et autres hostales – mais attention, à la saison haute, il faut impérativement réserver !
A Bermejo, nous avons dormi à l'Hostal Raúl (dans une des premières rues parallèles au fleuve, non loin du marché couvert) – pas franchement reluisant, mais pas non plus inrecommandable. Un lit et une douche avant de poursuivre le voyage.
A Lipeo, l'offre n'est pas très riche, c'est le moins que l'on puisse dire. Lors de notre passage (août 2008), il n'y avait qu'un refuge, construit dans la cour de la ferme de Clemencia. Assez austère, la table et les chaises du réfectoire n'avaient pas encore été livrées – les lits sont superposés et les matelas fluets. Il n'y avait pas de lumière. En revanche, l'accueil de Clemencia était excellent, et sa cuisine tout bonnement délicieuse et authentique.
A Baritú, même pénurie d'hébergement. Seule Josefina, la sœur d'Honorato, proposait un gîte, un peu moins austère qu'à Lipeo mais moins neuf aussi... Bonne nourriture, bonnes couvertures.
A noter : Lipeo et Baritú se livrent une petite guerre du tourisme, chacun essayant de retenir les visiteurs ; pour notre part, nous avons dû dormir à Lipeo car les chevaux qu'on nous avait promis pour monter tout de suite à Baritú n'étaient tout compte fait pas disponibles – un contre-temps bien intentionnel, afin que nous passions la nuit à Lipeo. Pour réserver nos nuits, nous avions contacté les garde-parcs du Parc National Baritú, dont l'officine se trouve à Lipeo – mais une fois sur place, il s'est avéré que ceux-ci n'avaient absolument pas effectué les réservations requises (ils étaient visiblement de mèche avec les autochtones...). Donc, à défaut de vous recommander la méfiance, ce qui ne changera pas grand chose aux manigances des autochtones, à la bonne volonté desquels vous êtes totalement livrés, nous vous conseillons la patience...
A Los Toldos, les infrastructures se sont davantage développées ; vous trouverez plusieurs cabañas, certaines très agréables : ainsi Las Cabañas del Cerro, que nous avons beaucoup appréciées – consultez leur site internet. |

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Pour organiser votre séjour au Parc National Baritú, mieux vaut contacter à l'avance les garde-parcs, même si nous n'avions pas été satisfaits de leurs services : nous les avions prévenus longtemps à l'avance et nous leur avions demandé de réserver chevaux et hébergement, mais malgré leurs réponses positives il s'est avéré à notre arrivée que rien n'avait été organisé, et aucun garde-parc n'était présent... Une simple étourderie ? Nous n'en sommes pas convaincus – d'autant moins que les balbutiements du tourisme à Lipeo et Baritú génèrent des conflits d'intérêt auxquels les garde-parcs semblent inévitablement mêlés. Quoi qu'il en soit, voici leur mail : baritu@apn.gov.ar .
Une fois à Baritú, demandez Loco Pluma (alias Honorato) pour vous guider dans le Parc, jusqu'aux “helechos gigantes” – c'est un compagnon hors-pair pour vous initier aux mystères des Yungas. |