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Quelques mots à propos de Diego de Almagro (1475-1538), rencontré au cours de ce carnet. Ce conquistador fut envoyé à la découverte des territoires situés au sud du Pérou par Pizarro, le récent conquistador de l’Empire Inca, qui ne voulait pas s’encombrer de rivaux dans sa nouvelle conquête.
Après avoir franchi non sans encombres le Paso de San Francisco, el Adelantado (l’Envoyé) pénétra sur l’actuel territoire du Chili, reconnut les environs de Copiapó, entra vite en conflit avec les Mapuches, plus au sud, et résolut finalement de rentrer bredouille au Pérou par le Désert d’Atacama – ce fut une traversée encore plus éprouvante que le Paso de San Francisco… De retour au Cuzco, il s’empêtra dans une guerre civile contre le clan Pizarro, qui lui fut fatale : capturé à la suite de la désastreuse Bataille de las Salinas, il fut exécuté sans la moindre pitié. |

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A priori, rien de plus simple. La route qui franchit le Paso de San Francisco est la Nationale 60, asphaltée, en bon état – vous la prendrez en entrant dans la province de Catamarca en venant de Córdoba, juste après la traversée des . C'est la voie la plus directe et la plus facile. En ce qui nous concerne, nous nous étions rallongés en passant par Chilecito (La Rioja) – erreur de jeunesse.
La 60 monte jusqu'au Paso sans aucune difficulté. Attention, la route est longue : 200 km rien qu'entre Fiambalá et la frontière ; il vous faudra donc impérativement emporter des jerricans, après avoir complété votre plein à Tinogasta (attention : la station-service de Fiambalá n'est pas toujours approvisionnée) – la quantité de combustible à embarquer dépend de vos projets ; nous avons emportés 60 litres, en perspective de traverser la cordillère sur toute sa largeur (prochaine station-service à El Salvador, Chili). Sachez que si vous descendez par Copiapó, la route est plus longue. Et un aller-retour depuis Fiambalá n'est guère moins long. Donc : ne lésinez pas sur les précautions !
A 20 km avant la frontière vous attend le poste frontière argentin de Las Grutas. Vous pourrez éventuellement y trouver du combustible, mais rien n'est moins sûr – et son prix est d'ailleurs exorbitant.
Une fois franchi le Paso de San Francisco, l'asphalte disparaît au profit d'une piste en terre de bonne qualité. Le danger principal consiste à se perdre... Plusieurs pistes sillonnent cette contrée riche en mines. Emporter un GPS n'est pas un luxe, aucun panneau de signalisation ne vous guidera. Le secteur n'est pas très fréquenté, ne comptez pas sur les autres en cas d'avarie. Le poste-frontière chilien est relativement éloigné du Paso (nous n'avons plus en mémoire la distance exacte). Après votre sortie d'Argentine (à Las Grutas), vous ne disposez que d'un temps limité pour faire tamponner votre entrée au Chili (48 heures) : si vous prévoyez de rester plus longtemps au Parc National Nevado Tres Cruces (entre les deux postes-frontières), il vous faudra d'abord aller chercher votre entrée auprès des gendarmes chiliens. Ne jouez pas avec le feu, la patience des garde-frontières est généralement très limitée. Attention : à votre entrée au Chili, vous devrez vous débarrasser de certains de vos vivres : fruits et légumes, viandes (crues, fumées, séchées).
Attention : en hiver, le Paso de San Francisco est généralement fermé, en raison des fortes chutes de neige. Renseignez-vous ! |

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Aucune offre d'hébergement après Fiambalá. La route 60 qui monte vers le Paso de San Francisco est jalonnée de plusieurs refuges miniatures en bord de route, sorte de tentes de tôle, précaires mais bien abritées. Au-delà du Paso, vous trouverez un semblant de commodités au refuge des garde-parcs chiliens, près de la Laguna del Negro Francisco ; pas d'eau courante, mais des lits superposés austères. |