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12 FICHES ASSOCIÉES
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Quelques explications sur le conflit du Campo de 2008, qui bouscule notre week-end au début de ce carnet. Le “Campo” désigne le monde agricole argentin, secteur clef de l’économie nationale dans un pays où les exportations de viande et de soja sont parmi les plus fortes du monde (et l’Argentine est un pays faiblement industrialisé, en-dehors des industries agro- alimentaires). Le mot incarne plus particulièrement les moyens et grands propriétaires de la pampa, aux intérêts économiques d’importance – une classe sociale aisée et pétrie de traditions criollas.
En 2008, le gouvernement Kirchner a voulu augmenter les taxes à l’exportation sur les plus fructueuses productions agricoles (soja, maïs) ; outre le renflouement des caisses de l’État argentin, particulièrement désargenté, cette mesure visait à réorienter la production agricole vers la satisfaction de la consommation nationale (le boom du soja, purement spéculatif et entièrement dédié à l’exportation, est un danger pour les ressources alimentaires du pays, puisqu’il phagocyte les surfaces agricoles “utiles”).
Le Campo ne l’a pas entendu de cette oreille, et a réussi à mobiliser contre le gouvernement jusqu’aux paysans pauvres et aux simples péons, persuadés de défendre leur pain – ce qui n’était pas tout à fait exact. Fédérant finalement tous les mécontents du kirchnérisme, cette rébellion du Campo a entraîné une paralysie du pays pendant plusieurs mois, doublée de graves problèmes d’approvisionnement (viande, essence, lait, etc.), culminant enfin sur une crise politique sans précédent qui a vu le propre Vice-président de Cristina Kirchner, Julio Cobos, désavouer la Présidente et faire basculer un vote crucial au Sénat en faveur du Campo. Une bombe politique. |

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Si vous souhaitez compléter votre découverte du Nord cordobais, vous pourrez insérer Ischilín et les autres attractions de cet album entre une visite aux et un détour par . Pour ce faire, au départ de Capilla del Monte (à l'extrémité nord du ), rendez-vous aux Terrones en prenant une piste de terre à droite, quelques kilomètres avant Charbonnier. Depuis les Terrones, la piste continue jusqu'à Ongamira ; peu avant d'arriver à Ongamira, un embranchement par plein nord (à gauche) : c'est la piste qui mène à Ischilín. Ensuite, d'Ischilín, la piste se poursuit toujours plus au nord et atteint Deán Funes, une petite ville située sur la nationale 60. En traversant cette dernière, vous enchaînerez avec une petite route asphaltée qui vous amènera à Tulumba.
Autre suggestion : en venant de Córdoba Capital, vous pouvez, une fois à Jesús María, prendre à droite pour atteindre et sa belle estancia jésuite. De là, une piste rejoint Cañada de Río Pintos, un peu plus au nord. |

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Le circuit que nous avons suivi débute à Córdoba Capital. Prendre la Ruta 9 plein nord, direction Deán Funes, Catamarca, Santiago del Estero. Une dizaine de kilomètres après Jesús María, vous arrivez au grand embranchement de la nationale 60 : prenez-la, plein ouest, en abandonnant la Ruta 9. Un peu plus loin, vous trouverez l'entrée du village de Sarmiento, sur votre gauche. C'est ici que nous entamons notre vadrouille dans le nord de la Sierra Chica, par Cañada de Río Pintos, Villa Albertina et enfin Ischilín. Les pistes en terre sont nombreuses dans le secteur, se perdre est un jeu d'enfant – l'itinéraire est impossible à décrire sur le papier : demandez simplement votre route à chaque village ! Il n'y a qu'une cinquantaine de kilomètres de Sarmiento à Ischilín, mais il faudra compter plus d'une heure – peut-être deux.
D'Ischilín, une piste part plein sud et dessert le Musée Fader (à quelques kilomètres) puis Ongamira (une trentaine de kilomètres). Une autre piste, plein ouest, atteint Copacabana et sa chapelle. |

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L'hébergement est très limité à Ischilín (du moins en 2008), et c'est ce qui en fait le charme précieux – il est d'ailleurs de très grande qualité, sans excès : il s'agit de la posada de campo La Rosada, tenue par l'imprescriptible Carlos Fader, bienfaiteur du village. Un petit coin de bien-être, hors du temps. Voir coordonnées ci-dessous, à la partie Contact. |

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La Rosada vous offrira tout ce que le Campo argentin a de bon à offrir : , confitures, , , etc., concoctés et servis avec un art consommé de l'hospitalité. |

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Ischilín tourne autour de celui qui la bichonne depuis des années, lui redonne son lustre, et y promeut un tourisme de qualité : Carlos Fader. Vous avez tout intérêt à le contacter pour préparer un séjour réussi : info@ischilinposada.com.ar. Voir aussi le site internet de la posada La Rosada. Vous y trouverez aussi des renseignement sur le Musée Fader, géré par son héritier. |