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Rien de plus simple en apparence : il s'agit juste de relier Tarija Capital à Mayor Infante Rivarola, à la frontière avec le Paraguay, soit un trajet vaguement rectiligne (sur la carte) de 380 km, dont les étapes sont Entre Ríos, Villamontes et Ibibobo. Là où les choses se corsent, c'est que de Tarija à Villamontes il faut franchir une série de cordons montagneux, ressortissant à la ; puis, de Villamontes à la frontière, il faut affronter les embûches d'une piste harassante, alternant sables et boue, écrasée de chaleur.
Le premier tronçon (Tarija –› Entre Ríos) était en travaux lorsque nous l'avons emprunté en 2008 ; étant donné le relief particulièrement accidenté, il y a fort à parier que, même refaite à neuf, la piste demeurera un long et dangereux itinéraire, jalonné de précipices, encombré de cars et camions. Comptez trois heures.
Il en va de même pour le tronçon Entre Ríos –› Villamontes, dont on se demande toujours si derrière le cordon que l'on vient de franchir s'en trouve encore un autre, et ainsi de suite, tant ils sont nombreux. La piste est très précaire. Ce tronçon culmine dans la gorge du Río Pilcomayo, où la prudence est de rigueur : la piste surplombe un joli précipice, sans glissière de sécurité, sans signalisation, mais avec beaucoup de camions que ces inconvénients n'inquiètent guère. Klaxonnez à chaque virage ! Et priez pour qu'aucun semi-remorque ne vienne se coincer, comme ce fut notre cas (et bien que ce genre d'engin soit rigoureusement interdit sur ce tronçon – mais le détour semble parfois trop long aux transporteurs...). Comptez quatre heures.
Enfin, à partir de Villamontes, vous attaquez la fameuse Transchaco, ultime tronçon qui ne présentera plus aucun obstacle tellurique, mais n'en sera pas moins éprouvant. Voir nos recommandations sur la fiche de la . |